Révision du Plan d'urbanisme de la Ville de Montréal : le nouveau plan est généralement bien accueilli, mais on s'inquiète de sa mise en oeuvre

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Communiqué de presse | Pour diffusion immédiate: 
12 octobre 2004

 

Montréal, le l2 octobre 2004 – L’Office de consultation publique de Montréal rend public aujourd’hui son rapport sur le nouveau Plan d’urbanisme de Montréal. Rappelons que la commission chargée de l’examen du projet comprenait trois commissaires, soit M. Jean Paré, le président, ainsi que Mme Catherine Chauvin et M. André Beauchamp.

Les séances de consultation publique, tenues du 17 mai au 29 juin dernier, ont attiré plus de 1 000 participants et ont permis à plus de 200 d’entre eux de faire part à la commission de leurs opinions, de leurs attentes et de leurs commentaires.

Notons tout d’abord que les citoyens et les représentants de groupes et d’associations ont bien accueilli le nouveau Plan d’urbanisme. Il leur est apparu comme un document complet, fouillé et d’une grande qualité. Plusieurs ont toutefois exprimé des inquiétudes quant à sa mise en oeuvre. En effet, le Plan s’appuie, à plusieurs reprises, sur des politiques et des stratégies en voie d’élaboration. D’autre part, les citoyens s’interrogent sur les orientations définitives de ces politiques et sur les moyens envisagés pour les implanter. Ils souhaitent enfin qu’on alloue les ressources de façon à assurer que leur mise en oeuvre soit cohérente avec les objectifs du Plan d’urbanisme.

Un premier enjeu ressort des interventions des participants, soit celui du transport des personnes et des biens. L’orientation du Plan favorable au transport collectif a été fort bien reçue et les citoyens demandent qu’on établisse des objectifs précis en vue de réduire la place de l’automobile dans la ville. Ils souhaitent par ailleurs que les interventions sur le réseau artériel tiennent compte de hauts standards de qualité de vie dans les quartiers.

La question de l’habitation a fait l’objet de nombreuses interventions. Ainsi, on a maintes fois souligné la nécessité d’augmenter l’offre de logements sociaux, en particulier pour les familles à revenus faibles ou modestes. Plusieurs ont aussi insisté sur l’importance de mettre en oeuvre des mesures de conservation du nombre actuel de logements.

La mise en valeur du patrimoine naturel et du patrimoine bâti a suscité beaucoup d’intérêt. Les citoyens connaissent et valorisent les secteurs et les bâtiments d’intérêt patrimonial et estiment que les mesures destinées à en assurer la protection ne sont pas suffisantes. Ils veulent par exemple qu’on dissipe toute équivoque sur la volonté de préserver les milieux d’intérêt écologique, situés à l’intérieur des écoterritoires. Sur la question des espaces verts, plusieurs ont demandé qu’on confirme la vocation des aires libres et accessibles au public, afin d’éviter que d’autres usages grugent peu à peu le territoire des parcs.

Un autre enjeu majeur, fréquemment soulevé, est celui de la portée territoriale du Plan. En effet, de nombreux participants estiment que certaines dispositions doivent s’appliquer sur l’ensemble du territoire de l’actuelle Ville de Montréal. Ces dispositions portent par exemple sur les milieux naturels, sur les secteurs de planification détaillée et sur le document complémentaire. La commission tire un certain nombre de recommandations à la suite de l’ensemble des consultations et des contributions qu’on lui a faites. La première porte sur l’importance à accorder au logement social et sur la nécessité d’inclure ce type de logement dans le tissu urbain, afin d’éviter la ghettoïsation des ménages à faibles revenus.

L’accessibilité universelle aux bâtiments et lieux publics, particulièrement pour les individus aux limitations fonctionnelles, fait aussi partie des préoccupations et des recommandations de la commission. On devrait faire des efforts afin de concevoir des aménagements accessibles à tous plutôt que d’ajouter, en parallèle ou en retrait, des accès pour les personnes à mobilité réduite. Finalement, la commission estime que l’on doit éviter le voisinage des habitations avec des secteurs d’usages nuisibles. Plus spécifiquement, la commission recommande de ne pas permettre la réaffectation de terrains à des fins résidentielles s’ils côtoient des cours de triage, des voies ferrées où circulent des convois de marchandises, des grands corridors routiers, des zones industrielles et des secteurs touchés par l’empreinte sonore de l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau.

En conclusion, la commission constate que les participants ont démontré leur attachement à Montréal et qu’ils souhaitent la réussite de la mise en oeuvre du Plan. Pour ce faire, ils accordent beaucoup d’importance au bilan annuel que la ville s’est engagée à produire. La commission estime de plus que ce bilan devrait reposer sur des indicateurs précis contenus dans les objectifs du Plan, le calendrier de mise en oeuvre et les ressources qui y seront allouées.

Rappelons que l’Office de consultation publique de Montréal est un organisme qui a pour mission de tenir, sur tout projet désigné par le Conseil municipal ou le comité exécutif, des audiences publiques sur le territoire de la Ville de Montréal. L’Office s’est doté de mécanismes de consultations crédibles, transparents et efficaces aux termes desquels il rend compte, dans un rapport, des recommandations et des opinions exprimées par les participants aux consultations.

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Jean-François Viau
Président OCPM
Tél. : (514) 872-3568
Cell. : (514) 886-1515

Information complémentaire
Consultation publique: 
Révision du plan d'urbanisme
Année: 
2004
Arrondissement: 
Métropolitain
Type: 
Plan d'urbanisme
Le rapport final de la consultation publique a été déposé le :
26 janvier 2012.
Le rapport final de la consultation publique a été déposé le :
9 août 2011.
Le rapport final de la consultation publique a été déposé le :
13 septembre 2011.
Le rapport final de la consultation publique a été déposé le :
13 septembre 2011.
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